Depuis 2018, les développeurs de jeux participent au Manifesto Jam. Un game jam récurrent qui constitue également l’occasion pour les créateurs indépendants et les zinesters de se débarrasser de quelques choses. Inutile de dire qu’en 2026, les discussions difficiles et les dures vérités à exhumer ne manquent pas. Jusqu’à présent, dans sa troisième sortie, les soumissions les plus populaires se révèlent être des pilules particulièrement amères à avaler pour un artiste indépendant.
«J’en ai marre des plats à emporter et j’en ai marre de parler de jeux et de ne jamais plonger sous la surface», écrit l’animatrice de cette année Cécile Richard dans le manifeste Manifesto Jam. « Le manifeste, dans mon alternative imaginée, est la vilaine tache sur les surfaces polies des discours de conférence, des messages ambitieux #bizdev et des éléments de portfolio prêts à l’emploi. Le manifeste est maladroit, maladroit, peu pratique, confrontant, sans compromis, provocant : tous les qualificatifs sont indésirables dans un écosystème de création de jeux de plus en plus professionnalisé et corporatisé. Ce sont ces traits qui rendent le manifeste beau. «
Au moment d’écrire ces lignes, des développeurs indépendants notables tels que Rami Ismail, Robert Yang, droqen et Anna Anthropy ont déjà mis en ligne leurs entrées. la propre entrée de Richard, Contre la gratitudeprend ombrage de l’algorithme et des rituels d’humiliation que l’on fera pour élaguer son propre art pour un public imaginaire. Les manifestes les plus populaires jusqu’à présent adoptent des approches tout aussi hostiles à l’égard de la pensée magique qui entoure les modèles de création de jeux et d’édition numérique. Celui qui fait le plus de tours est celui de Mike Cook PERSONNE NE VA ACHETER VOTRE JEUune page suffisante qui postule que rien n’étouffe autant le médium que l’illusion du succès.
Toutes les entrées ne visent pas à monétiser vos passe-temps. Un certain nombre d’entrées cette année tentent de distinguer la tendance qui consiste à qualifier tout ce qui est de « slop », par exemple « friendlyslop », « qualityslop », et la nomenclature contradictoire autour de la tendance. Ailleurs, l’un de mes favoris est un zine rapide qui se contente de se réconforter dans les sagesses de Coach McGuirk, l’entraîneur de football hargneux de Jon Benjamin de Films à la maison.
